Les Transmusicales Jour 2 : de nombreuses confirmations

Nous espérions beaucoup de ce deuxième jour des Transmusicales. En effet, de nombreux artistes que l’on attendait jouait ce vendredi soir. Résultat : aucune déception parmi les artistes que l’on voulait voir !

Transmusicales de Rennes-2

Joy Squader ouvre le bal

© Mickaël Burlot

© Mickaël Burlot

Le premier concert que nous avons l’occasion de voir est le nouveau duo Lavallois Joy Squader dans le Hall 4 dédié à la Green Room. Le duo était l’un en face de l’autre, comme un duel entre deux univers et styles musicaux. Avec ce mélange ambitieux de hip hop scratché sur vinyl et de deep house, le binôme a fait danser un public pluri-générationnel que seul les Transmusicales parviennent à créer. Entre le maître des platines et le gourou de l’électro, les ingrédients étaient réunis pour faire danser les spectateurs venus les acclamer.

Ces même spectateurs qui étaient tantôt des connaisseurs, tantôt des curieux, les ont tous adoptés sans concession. Le fait d’avoir une scène circulaire avec une salle elle même en forme de cercle rendait la scénographie ambitieuse et harmonieuse. Joy Squader était un bon moyen pour les festivaliers de se mettre dans l’ambiance pour le reste de la soirée.

La voix envoutante  de Cosmo Sheldrake

© Mickaël Burlot

© Mickaël Burlot

Seul sur scène, ce jeune artiste commence son concert par une phase instrumentale mettant le public immédiatement dans l’ambiance. Notre grande surprise pour ce live a été les phases « d’improvisation » que Cosmo Sheldrake nous a concocté avec comme seul instrument : sa voix. Le rendu? Fabuleux. Exit le playback, tout se fait en direct et nous permet de comprendre le processus de production cher à ce multi-instrumentaliste avec sa boite à rythme. Un soupoudrage de beatbox emballera ces morceaux improvisés comme il les appelle. Nous aurons ainsi tout au long de son concert, une musique de son EP, puis ces musiques produites devant nous. Ce parti pris rend le format de son live original et affiche la maîtrise totale de ce maestro de la composition.

Pour continuer en beauté, il glisse son morceau le plus connu « The Moss » à la moitié de son concert. Ce show sera également l’occasion de découvrir certains morceaux de son album futur qui reste dans la même veine que les musiques déjà sorties. Ces périodes d’improvisation permettent également à cet envouteur de tympan de ne pas dévoiler toutes ces nouvelles perles. Ces influences diverses se sentent dans  chacun de ces morceaux. Blues, hip-hop et folk structurent ces compostions. Au détour d’un de ces morceaux, Cosmo Sheldrake s’improvise Moine Tibétain et chante comme dans les chants sacrés bouddhistes avec cette voix gutturale inégalable. Pour conclure son live, le prodige de 24 ans se lancera dans une phase de minimale afin de varier les plaisirs. Cosmo Sheldrake a été définitivement notre coup de cœur de ce deuxième jour!

Rone : apocalypse now!

© Mickaël Burlot

© Mickaël Burlot

On attendait avec impatience la performance de Rone, en partie parce qu’on espérait bien en savoir un peu plus sur son nouvel album « Creatures » à paraitre le 9 février prochain sur Infiné. On n’a pas été déçus.

Malgré l’affluence à l’entrée (on a eu peur de ne pas pouvoir accéder au hall 9 sur-bondé et barré par une rangée d’agents de sécurité qui ne laissaient entrer le public qu’au compte-goutte) on a réussi à se frayer un chemin et pénétrer dans l’arène. Car trônant au centre d’une sorte de pyramide, enfermé dans une cage de lumière dessinée par les spots, Rone, courbé sur ses machines, semblait bien résolu à en découdre avec son public!

Les vagues de sons stridents et d’arpèges épiques se mêlent à une drum and basse lourde, saturée par des subs qui vous font vibrer la cage thoracique. Les kicks assourdissants, surtout, achève de créer une techno surpuissante dans laquelle on frôle parfois l’asphyxie. Parfois une mélodie plus claire émerge au dessus du raz-de-marrée sonore qui se dresse devant vous. On s’élève alors un temps. C’est pour mieux replonger ensuite vers les abysses, là où la pression est si forte qu’elle écrase et compresse tout ce qui s’y aventure.

DBFC, les dj’s reconvertis

© Mickaël Burlot

© Mickaël Burlot

le quatuor démarre en trombe avec la voix de Dombrance transformée en voix démoniaque pour l’introduction. Démoniaque car ce jeune groupe pour qui c’était le troisième concert ont embarqué le public dans une fièvre du vendredi soir. En effet, ces quatre DJ’s ont changé de mue pour ce transformer en chanteur/guitariste, chanteur/clavieriste, chanteur bassiste et batteur avec le même objectif: nous faire danser. Leur passé de maître de la nuit se ressent avec une large place aux instruments avec des phases où le chant est inexistant.

Accompagné d’une scénographie à leur image (lumineuse et dynamique), le groupe nous ont présenté leur morceau taillé pour la danse.Ces quatres parisiens nous ont offert un son pop et électronique, qui pourrait nous faire penser aux grands LCD Soundsystem. Malgré leur expérience antérieur, leur live est plus rock que la version studio de leur EP. La reprise de Fever des Black Keys appuiera davantage cette sensation. DBFC réinvente le boys band 2.0.

Ten Walls la valeur sure

© Mickaël Burlot

© Mickaël Burlot

Quand Ten Walls est monté sur scène, la nuit était déjà bien entamée et la lune brillait sur le parc des expositions. Les conditions était donc optimales pour goûter à bras le corps la techno minimaliste de l’artiste. oui, minimaliste car épurée. Avec Ten Walls, oubliez les fioritures, chaque mélodie est pesée et millimétrée et nous envoie en aller simple dans l’antre des nuits berlinoises si plaisantes. Avec une maîtrise parfaite, chaque morceau lancé à son apogée nous oblige à une seule chose: se laisser transporter par sa musique. Une fois la capitale mondiale de la techno bien représentée, les morceaux de son EP Requiem sentent bon l’orient.

Mickaël Burlot & Alexandre Hiron

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