Exclu : la 1ère interview française de Tobtok

Une touche funky posée sur de l’électro

Pendant que tu finissais les restes de bûches du réveillon de Noël et ta dernière boîte de ferrero, le petit prodige Tobtok, récemment produit chez Kitsuné, s’est confié à nous très chaleureusement ! Nous sommes les premiers en France à recevoir ses propos. C’est un peu notre cadeau de Noël, alors évidemment, on vous en fait profiter chers lecteurs, pour vous remercier de votre fidélité :

Peux-tu nous parler un peu de toi et nous dire d’où vient ton nom de scène « Tobtok » ?

Je m’appelle Tobias Karlsson, j’ai 22 ans et je viens d’une petite ville de Suède qui s’appelle Uppsala. Je produis et je mixe sous le nom de « Tobtok ». C’est le mélange d’un ancien nom de scène et d’un pseudo que j’avais quand je jouais en ligne à l’époque (Je parie que le personnage de Tim Bergling dans WoW s’appelait « Avicii » aussi). D’ailleurs, j’avais fait quelques chansons de métal sous ce nom il y’a pas mal de temps, vers 2007-2008… C’est fou comme le monde a changé depuis ! Aujourd’hui, je décrirais ma musique comme une « touche funky posée sur de l’électro ».

Beaucoup de Dj’s (Avicii, Axwell) ou des groupes de rock (Simian Ghost, Manganas Garden) viennent de Suède et rencontrent un public en Europe, notamment en France ! Comment peux-tu expliquer cet attrait pour la musique scandinave ? 

J’ai lu quelque part que la Suède était le 3ème pays en termes d’exportation musicale (après les Etats-Unis et le Royaume-Uni). Ça me paraît plutôt correct, surtout qu’il ne faut pas oublier notre plus grand fierté : ABBA, qui est un des groupes qui a le plus vendu dans le monde ! Je pense que ça vient surtout du fait que la musique est une matière très mise en avant dans nos écoles. Je dirais aussi que c’est un métier bien vu, et que réussir dans ce milieu est vraiment considéré comme une grand réussite.

Peux-tu nous parler des artistes qui t’ont inspiré ? Et quelles sont tes influences ? 

J’ai tellement d’influences que ça serait un vrai cauchemar de tout citer. Je pense être considéré comme un artiste intéressant parce que ma musique est très diverse. Parfois, il m’arrive d’être à fond sur un style en particulier. Pour vous donner un exemple, il y a quelques temps, j’ai fait un remix 150pm Nu-Disco/Jersey Club Trap de Charlie Winston ! Ma plus grande inspiration reste l’œuvre de Nile Rodgers. Mon obsession pour la disco a commencé après avoir écouté «Everybody Dance» de Chic. Depuis ce jour, je ne peux m’empêcher de faire des morceaux sans mettre un peu de disco-sex dedans !

Est-ce que tu t’attendais à un tel succès du titre « Higher » réalisé avec Emil Heró ?

Pas vraiment pour être honnête ! J’ai fait ce morceau il y a une éternité. À l’époque, ce côté disco était très à la mode. Quand il est enfin sorti, la deep et la Tropical House dominaient. Je ne m’attendais pas à ce que les gens (et BBC Radio 1 en particulier) adhèrent à ce point-là. D’ailleurs je les remercie tous pour ça !

Kitsuné est un label historique. Pourquoi l’avoir choisi ? Est-ce que tu penses que c’est une maison où il est facile de collaborer avec des artistes de tous horizons ? 

Je ne dirais pas que je les ai choisis, j’ai toujours voulu travailler avec eux. C’est plutôt eux qui m’ont choisi ! Ils travaillent avec des artistes de talents en devenir et faire parti d’un label avec une telle réputation c’est assez cool ! Je n’ai pas encore collaboré avec d’autres artistes de Kitsuné, donc je ne sais pas encore. Seul l’avenir nous le dira !

La musique instrumentale de « Savanna » est très importante pour toi. Tu as retravaillé à plusieurs reprises dessus pour ton EP. Quelle est ta version préférée parmi les titres de ton EP ? 

Oui, « Savanna » est très spécial. Je l’ai composé après avoir passé l’étape des douze mois sans cancer (après quelques mois d’angoisse à l’attente des résultats des tests). C’est certainement mon morceau le plus joyeux et exaltant que j’ai fait. Je ne m’attendais pas à ce qu’il rencontre le succès qu’il a eu ! À la base, les voix sont samplées d’un vieux morceau de Salsoul Records (dont j’ai oublié le nom). J’ai donc dû les changer pour le sortir. Je voulais aussi quelque chose de nouveau pour l’EP puisque l’ancienne version traînait sur internet depuis quelques mois. Je dirais que la version originale est celle que je préfère, en particulier à cause des raisons que j’ai évoquées plus haut.

Quels sont tes projets pour 2015 ? Feras-tu des dates en France ? 

L’avenir est incertain mais c’est en cela que c’est excitant. Je travaille sur le successeur de « Higher » et j’ai prévu de visiter un maximum de pays, dont la France ! Je n’y suis jamais allé alors que j’ai commencé moi-même avec un style house très français. La scène parisienne est très spéciale pour moi !

Pour terminer, quel est ton dernier coup de coeur musical ? 

Mon compatriote Filip, aka, Filip Ilic. Il fait des sons similaires à ceux de Flume, dont je n’arrive pas à me lasser. Je l’ai rencontré il y a quelques jours ! Ce gars a beaucoup de talent.

Merci à Tobtok d’avoir répondu à nos questions. Retrouvez l’EP de Tobtok chez Kitsuné en cliquant ici : https://soundcloud.com/kitsune-maison/tobtok-savanna

Propos recueillis par @dudusicmu et @guiguipel.

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