Rencontre avec Superpoze : « Sur Opening, j’ai quasiment tout composé au Piano »

On a eu la chance de rencontrer Superpoze au Panorama Festival juste avant la sortie de son album « Opening ». Il nous raconte un peu comment tout ça s’est composé. 

Wemusicmusic SuperpozeA l’écoute de ton nouvel album et notamment des premiers titres que tu as sorti « Overseas » et « Unlive », on a l’impression qu’il est assez différent de tes derniers EP, qui étaient plus ethniques ou tropicaux. C’était une suite logique pour toi ?

Oui, moi je pense que tout est logique ! C’est moins identifié en terme de style par rapport à mes premiers EP mais c’est logique dans la recherche de thèmes, de mélodies. C’est peut être dans les constructions que ça change, il y avait des constructions plus pop sur mes premiers EP avec des couplets/refrains, là je n’avais pas envie de faire ça, j’ai vraiment voulu faire un album qui s’écoute de la première à la dernière seconde et qui a du sens comme ça. Donc forcément ça passe par des constructions différentes.

Avec Fakear, Thylacine, Rone, vous incarnez une scène electro qui se détourne de la scène parisienne axée house, techno, dancefloor. Votre musique est plus aérienne, atmosphérique, planante, on a même parfois l’impression d’écouter une musique de film. Es-tu conscient que vous représentez un vrai courant alternatif  ?

Je ne sais pas vraiment, disons qu’on est pas dans l’opposition. On ne fait pas cette musique là en opposition aux scènes house, techno… C’est juste qu’on ne vient pas de là. On vient d’univers différents, comme ceux de la musique classique, de la pop. Je ne fais pas de la musique en réaction à d’autres musiques.

Vous portez quand même une vraie nouvelle vague !

En fait on est électronique dans la méthode par ce qu’on compose seul et qu’on fait des lives électroniques mais on cherche tous à faire des belles mélodies. On  peut dire qu’on est sensible !

Et comment ça se compose un son de Superpoze ?

Sur « Opening » ça se compose au piano et ça se réarrange après, j’ai quasiment tout composé au piano.

Et d’ou viennent tes inspirations ? Tu as besoin d’un contexte particulier pour composer ?

J’ai besoin d’avoir de la place en moi pour avoir des idées, d’avoir de l’espace libre. J’ai juste besoin d’être libre, comme le matin par exemple c’est génial, être frai et ne pas avoir trop d’idées en tête, pas avoir vu trop d’informations comme ça tu es vite touché par les choses, tu as une certaine sensibilité. J’ai besoin d’être déconnecté. Après je n’ai pas vraiment de méthode, je joue ce qui me vient naturellement, j’essaye, je cherche et je garde ce que je trouve intéressant.

En étant seul, tu as l’avantage de développer ta musique librement, choisir de faire des remixes ou un album et collaborer avec d’autres artistes quand ça te semble intéressant. C’est pour toi la meilleure façon d’évoluer en tant qu’artiste ?

Je ne sais pas si c’est la meilleure ! Je trouve ça très cool de faire de la musique tout seul mais ça va de paire avec les projets en collaboration. Les deux vont ensemble, après c’est une question de volonté, de rencontre. Moi j’aime faire les deux et je pense qu’il faut les deux !

Quand on écoute « Opening », on se dit que ça aurait sa place au Philharmonie de Paris ! Il y a bien Todd Terje et Moodoïd qui vont y passer. Un public assis, ça ne te dérangerait pas ?

Ça ne me dérangerait pas du tout ! Je serai très content de le faire même. J’adorerais et j’y pense beaucoup dans ma construction de live de pouvoir jouer mes morceaux de manière électronique dans l’agencement et pouvoir faire une partie quasi acoustique. C’est un truc que j’aimerais préparer !

On avait interviewé Fakear qui nous disait que tu l’avais beaucoup aidé à mettre ses créations en format live. Toi qui passes dans plein de villes en France, est-ce que tu penses toujours au live quand tu composes ?

Avant oui, mais sur « Opening » pas du tout et c’est là tout le travail, réfléchir à comment mettre cet album de manière intelligente en live, je me pose la question de savoir ce qui me donne envie de le jouer quand je l’écoute. Il y a des morceaux qui me donnent envie de faire un live électronique et d’autres comme « Overseas » que j’ai envie de jouer de manière presque acoustique. J’aimerais développer ces deux choses !

Et donc un endroit particulier ou tu aimerais jouer ?

On parlait de ce truc assis, ça j’aimerais le faire ! J’ai encore le temps par ce que là j’ai envie de développer mon live de manière électronique mais j’aimerais tenter de jouer l’album presque tel quel, avec un arrangement acoustique. Donc dans un lieu qui s’y prêterait, comme un théâtre par exemple !

Merci beaucoup !

Pour écouter l’album : http://smarturl.it/OpeningSpotify

Photo couverture : qobuz.com

 

8 réponses à “Rencontre avec Superpoze : « Sur Opening, j’ai quasiment tout composé au Piano »

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