Rencontres Futurism 2015 : Le futur commence maintenant !

Durant le week-end des siestes électroniques, les rencontres Futurism nous ont permis de découvrir la musique do it yourself. Autour de la question « Comment la musique se fabrique-t-elle en 2015 ?», les petites mains de la branche do it yourself (DIY) des siestes nous ont offert un programme curieux et dense.
© Cristian Díaz Briceño

© Cristian Díaz Briceño

Sous les arbres du jardin Compans, divers ateliers s’étalent sous nos yeux, permettant de découvrir, de pratiquer ou encore d’assister à des conférences mettant en avant les projets innovants autour de la musique. La plupart des intervenants appartiennent déjà à la sphère toulousaine du do it yourself.

Le samedi nous avons pu voir un stand de music–hacking (c’est la modification, la manipulation d’un système, appliqué ici à la création musicale dans tous ses domaines).  Des discussions ouvertes nous ont permis de découvrir le fondateur du London Music Hackspace, Jean Baptiste Thiebaut et des fondateurs du FabLab de Toulouse, Artilect, qui œuvrent dans les détournements de composants, la création d’instruments. Une discussion très intéressante permettant de prendre conscience qu’il est possible de détourner ou d’uprgrader ses objets technologiques, à moindre cout avec un peu de technique. En effet la différence existante entre du matériel haut ou bas de gamme peut résider en un seul composant. Et donc en changeant ou en ajoutant ne serait-ce qu’un composant il est possible par exemple d’obtenir un micro haut de gamme.

Toute cette démarche nait d’une volonté d’associer les savoirs et savoirs-faires autour d’idées porteuses et souvent originales.

C’est ainsi que fonctionne un Fablab, et chez Artilect par exemple, les rencontres tous les premiers lundi du mois autour d’un verre permettent aux participants d’échanger leurs idées, et ainsi d’entamer un dialogue aidant à lier les compétences afin de concrétiser des projets. (Avec l’aide d’artisans, de programmateurs, de musiciens…). Cela peut aboutir à la construction d’une guitare de voyage (manche rétractable) ou encore la création de micros, amplis… Instruments et autres outils techniques liés à la musique sont explorés.

Siestes Wemusicmusic

La colonne musicale interactive, projet d’un étudiant de l’Université du Mirail (UTII Jean Jaurès) aura intrigué les passants durant tout le festival. Cette étonnante colonne se présente comme un empilement de cubes dont chaque face crée un son particulier en fonction de la pression exercée. © Cédric Lange

Un atelier plus qu’original aura eu le mérite d’éveiller la curiosité des plus geeks d’entre les badauds, c’est le Stick’en up, il s’agit de 10 contrôleurs de jeu vidéo recyclés en instruments de musique et permettant donc à 10 personnes de partager la création d’un morceau le temps de quelques instants. Et si la musique réunie les gens autour de l’écoute, ces ateliers auront prouvé qu’elle peut et qu’elle doit de plus en plus réunir les gens de tous horizons autour de sa création.

A coté de cela est aussi présenté le Pianoptique, un dispositif permettant de faire de la musique via l’analyse d’un flux vidéo et la lecture de peintures. Ainsi qu’un atelier mis en scène par le luthier expérimental Yuri Landman, qui crée les instruments de Lee Ranaldo (Sonic Youth) ou Viet Cong. Il a fabriqué avec 10 participants des triochords et un homeswinger, un instrument de son invention.

Rencontre Futurism Wemusicmusic

© Cédric Lange

Le dimanche, si la disposition est similaire, avec une répartition des activités entre ateliers et discussions/débats, les activités changent quelque peu.

Tout d’abord, un atelier sur inscription au préalable permettait de construire son propre instrument avec au choix, un Nébulophone, synthétiseur Bleeplab hybride (synthèse digitale et filtre analogique, un synthétiseur miniature comprenant un nombre restreint de touches), ou un Bleepdrum (boîte à rythmes). En parallèle les plus curieux auront pu découvrir l’utilisation du logiciel musical Ableton. Là encore une belle réunion tout âges confondus autour de ces stands éphémères

A la suite d’un débat et d’une démonstration sur les drones intelligents et leur utilisation musicale, Jackson and His Computerband, artiste de musique électronique, est venu nous présenter son univers. Ce petit génie invente et façonne ses propres instruments explorant le do it yourself au service de la composition et de la création musicale. Tout cela provient d’une démarche naturelle de recherche de sons mais aussi d’une vraie volonté d’attiser la curiosité du spectateur en insufflant de nouvelles idées pour la restitution live des musiques électroniques. Sous le chapiteau, protégé du soleil, Jackson aura su répondre aux plus curieux intéressés par sa perception de la musique et son approche de la création technique au service de la musique.

Rencontres Futurism - Wemusicmusic

© Cédric Lange

Ce qui est génial avec ce programme, c’est qu’après avoir étanché notre curiosité, nous avons pu régaler nos oreilles avec une édition des siestes une nouvelle fois particulièrement réussie. Au soleil ou à l’ombre, pour découvrir de nouvelles technologies ou simplement pour écouter de la musique à Toulouse il faut être aux Siestes électroniques le dernier week-end de juin. Et l’on se doit de féliciter les bénévoles et petites mains pour leur travail discret mais néanmoins essentiel.

Amis parisiens à vous d’en profiter !

Pour voir cela de vos propres yeux, une petite vidéo :

Liens :

FuturismToulouse

www.lesiesteselectroniques.com 

Morgan.

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