Rencontre avec Jean Tonique du label Partyfine : « Je ne recherche pas le son du futur »

Pour cette première édition du Clap Ferret Festival, on a eu le plaisir de rencontrer le petit prodige du label Partyfine, repéré par Yuksek : Jean Tonique ! Il est 20h, le soleil se couche peu à peu…table en bois entre les pins et petits demis qui bullent : allez, notre conversation comme si tu y étais !

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Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots pour les lecteurs de notre site qui ne te connaitraient pas encore ? 

Je m’appelle Antoine. Je fais de la musique sous le nom de Jean Tonique. J’ai 25 ans, j’habite à Paris et…je suis sympa !

Jean Tonique, ça vient d’où ? Un rapport avec la boisson ? 

Haha non du tout ! Je cherchais un nom qui pouvait représenter la musique que je fais, sonnait un peu français. J’ai trouvé ça avec un pote qui participait au projet. Au début, c’était un peu une vanne et puis finalement c’est resté et je trouve ça assez marrant. Puis le côté tonique représente assez bien le style de musique que je fais non ?

Peux-tu nous raconter ta rencontre avec Yuksek ?

Mes managers s’occupent aussi du management du label Partyfine. Yuksek a entendu parler de moi via Crayon et il m’a demandé de faire un remix de son morceau « Don’t Miss » avec Alex Metric. Je l’ai fait et il a trouvé ça cool. De là, on s’est rencontré plusieurs fois. Il m’a dit que si j’avais de la musique à sortir, il était chaud pour sortir un EP et me faire participer à différentes soirées. Ça fait maintenant un an que ça dure et c’est plutôt cool !

Est-ce qu’il y a quelque chose en particulier qui te plaît dans l’esprit de ce label ? 

Oui bien sûr ! Je trouve ça hyper éclectique. C’est un peu à l’image des compilations qui sortent. La première l’était déjà, la seconde aussi. Il y a un côté cool qui fait que c’est jamais chiant d’écouter une compilation de Partyfine parce que tu as plein de styles différents. Quand tu passes d’une musique à une autre, tu n’as pas l’impression d’entendre le même morceau. Le deuxième point, c’est les membres qui sont tous très cool !

Est-ce qu’il y a un souvenir qui t’a particulièrement marqué durant ta carrière ? 

Un souvenir vraiment fou, c’était il y a deux mois à Calvi. Le cadre est dingue, jouer sur une plage, c’est trop cool ! Je trouve que la musique que je fais se prête pas mal à un cadre comme ça finalement.

Est-ce que tu préfères jouer devant 100 personnes ou devant 10 000 personnes ? 

En fait ça dépend. C’est pas le nombre qui m’importe mais la configuration de la salle.  Même dans une petite salle à 100 personnes, si la scène est loin du public et que tu n’arrives pas à voir comment les gens réagissent, c’est pas génial. Pour un live, ça pose pas trop de problème car les gens attendent ta musique et réagiront bien. Mais sur un Dj set, tu as besoin de voir la réaction du public à chaque son joué.

Pendant un set, est-ce que tu sais d’avance ce que tu vas jouer ou tu te laisses une marge de manoeuvre ?

Je sais toujours les sons que je vais balancer mais je ne sais jamais à quel moment je vais les jouer.

On a lu que tu es diplômé d’une licence « musique et métiers du son ». Mais en vrai, tu as baigné dans le milieu bien plus tôt ?

Tout a commencé à l’âge de six ans. J’ai fait du violon au conservatoire mais seulement un an donc je sais pas du tout en jouer ! En revanche, j’ai fait des percussions classiques pendant une dizaine d’années. De la batterie en parallèle et jouer dans des groupes de rock avec des potes. J’ai commencé la musique électronique, il y a sept ans. De fil en aiguille est venu le projet Jean Tonique. Et sinon je travaille avec un compositeur de musiques de film qui s’appelle Eric Neveux. Ça fait quatre ans maintenant que je l’assiste. Au tout début, j’avais lancé mon truc sur Myspace mais Soundcloud a vite pris le dessus. S’il n’y avait pas ces supports, je ne serais pas là aujourd’hui.

Un projet ? Une sortie d’EP ?

Je fais une tournée en Asie pour la première fois début octobre. Je vais à Tokyo, Taipei, Séoul et Jakarta, j’ai vraiment hâte ! Là je suis entrain de finaliser un morceau avec le groupe anglais Citizens! On va peut-être même en faire plusieurs. J’ai fait un remix aussi pour l’anglais John Newman, l’artiste au tube énorme de 400 millions de vues. Et je vais me remettre à faire de la musique pour moi, de nouveaux morceaux. L’idée est de faire un EP plus tard.

C’est quoi les ingrédients de Jean Tonique pour composer ? As-tu des influences ?

Non pas vraiment. J’aime bien réécouter des trucs funk de l’époque, des années 70-80. Je suis impressionné par la production de Chic surtout pour son époque. J’aime bien faire l’aller-retour avec ce qui se fait aujourd’hui. Mais je ne recherche pas le son du futur.

On a pour habitude dans notre blog de dénicher des petites perles musicales, partager nos coups de coeur. Et toi en ce moment, ton dernier crush musical ?

En tête, j’ai Superpoze qui me vient. Il a déjà une bonne notoriété mais j’aime beaucoup son dernière album qui pourrait très bien rejoindre des musiques de film.

Merci beaucoup Jean Tonique !

Plus de temps à perdre maintenant, écoute son EP via le lecteur ci-dessous et sirote un bon Gin To !

Une réponse à “Rencontre avec Jean Tonique du label Partyfine : « Je ne recherche pas le son du futur »

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