L’analyse rap : le talent du discret Jorrdee

Jorrdee, a dernièrement été classé par le site du Mouv, comme l’un des 10 meilleurs rappeurs Français indépendants. Nous nous sommes donc intéressés de plus près à ce jeune artiste, dont la couverture médiatique est quasi-inexistante. Espérons qu’il ne nous en tienne par rigueur, certains animaux de nuit préfèrent l’ombre que la lumière, fusse-t-elle légère.

Wemusicmusic Jorrdee

Quant à nous, nous ne prétendrons pas classer ce jeune artiste, tant il se situe à la croisée des chemins. Entre une voix qui relève des sonorités propres au rnb, des beats psychédéliques aux dimensions planantes (est-ce parce que le chanteur est lui même habitué à être Stone ?) et enfin des paroles qui ont tout du rap, il serait absurde de vouloir réduire ses productions par une seule et unique étiquette. A cela j’ajouterai un sentiment très personnel, à savoir que Jorrdee ne peut pas être, à proprement parlé, classé dans la catégorie des artistes rap, parce que la plupart de ses productions sont beaucoup trop alternatives pour pouvoir être estampillées « rap » au sens le plus classique du terme et être jugées comme tel.

Nous ne sommes pas sûr de pouvoir dire clairement ce qui nous a réellement emballé chez Jorrdee, si ce n’est son univers planant, loufoque par certains aspects, grave par d’autres.

Nous sommes tout d’abord tombés sur le clip « Rolling Stone », filmé dans un paysage montagnard, dont se dégage une ambiance spleenétique. Certes les paroles n’ont pas de sens précis à la première écoute, peu importe, puisqu’elles n’en n’auront pas plus à la dixième. Il y a d’ailleurs comme une volonté de faire dans le simple, rien d’amphigourique chez cet artiste, contrairement à certains rappeurs, qui, dans une quête du sens finissent par se perdre.

Les thématiques abordées sont classiques, de la consommation de substances illicites, aux « pétasses » (terme utilisé avec une forme de douceur), rien qui ne soit pas déjà vu et revu par le rap, qu’il soit Français ou Américain. Mais l’on sent que c’est assumé à 100% et donc conscient, ici nulle volonté de jouer au mec de rue qui aligne les faits d’arme pour tenter de prouver aux auditeurs qu’il est plus street que la rue elle même. Cette sensation ne doit pas être étrangère à la voix du jeune chanteur, voix particulièrement douce, qui n’est pas taillée pour cette forme de violence, même lorsque la chanson s’intitule « crack ».

On vous laisse en lien certains de ses sons, en vous encourageant à flâner sur youtube pour en trouver d’autres, tournez-vous plutôt vers SoundCloud si vous voulez avoir accès à quelques unes de ses productions plus anciennes. Il faut préciser que le nom de l’artiste change, sorte de caméléon de l’internet, tantôt appelé Jorrdee, tantôt Jordy, ou encore Jordy Lestat en fonction des périodes.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s