On était au concert de The Dø à l’Olympia

On était à l’Olympia vendredi 13 novembre pour voir the Dø. Faire un live report de cette soirée pourrait paraitre presque indécent, pourtant nous avons souhaité le poster, malgré tout, comme un hommage à l’émotion précieuse que l’on ressent devant une scène face à un groupe que l’on aime. Cette émotion qui nous anime et nous pousse à nous rendre dès que possible dans une salle de concerts ou un club pour s’en mettre plein les oreilles. Avant de sortir de la salle, de rallumer nos portables et d’apprendre la tragédie qui se déroulait dans la capitale, nous avons vécu un beau moment avec The Dø.

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Le duo pop français, sur les routes depuis plus d’un an pour défendre son dernier album Shake Shook Shaken, concentré pop aux influences multiples, né de la confrontation des univers d’Olivia Merilahti et de Dan Lévy, était présent pour un temps fort de la tournée ce vendredi 13 dans cette salle parisienne mythique.

A 21h, au cœur d’un Olympia bondé, le duo entre sur scène tout de blanc vêtu et accompagné de ses 3 musiciens. Les débuts se font en douceur avec une intro piano / voix qui monte progressivement en intensité pour aboutir aux samples de leur tube « Keep your lips sealed », exécuté magistralement en début de set. Puis vient le titre « Miracles » et son rythme roulant qui laisse s’exprimer toute la puissance pop de The Dø. A sa suite « Sparks », titre plus aérien qui emmène la salle dans des hauteurs vaporeuses et synthétiques.

(c) Alexandre Hiron

(c) Alexandre Hiron

Sur scène, Olivia, qui a troqué son emblématique combinaison rouge pour une longue robe blanche, semble trôner au centre d’une arène formée par le reste du groupe dont les membres sont retranchés derrière leurs stands rouges écarlates. En chef d’orchestre pop, elle semble diriger ses musiciens à grand renforts de prises de ninja effectuées dans le vide.

Changement d’énergie avec « Opposite ways » dont le groove épuré emplie la salle qui se teinte d’une lumière jaune soleil ; le public est mis à contribution pour faire des chœurs. Le titre « Anita no ! » emporte le concert vers des rythmes plus syncopés et donnent une irrépressible envie de danser, puis « Dust if off », sorte de slow futuriste, donne un peu de répit. On retient également le titre « Aha », issu de leur premier album qui permet d’explorer les origines plus rock de The Dø avec un son plus lourd et toujours la voix d’Olivia qui émerge à la crête de cet océan de sons. On revient très vite sur des mélodies plus délicates, tissées en dentelles avec « BWOJ », puis « Sleepery Slot » qui donne à entendre des influences ragga-techno jubilatoires.

(c) Alexandre Hiron

(c) Alexandre Hiron

On s’achemine lentement vers la fin avec le titre « Going Through Walls » suivi de « Despair Hangover and Ecstasy » qui résonne comme un hymne à la vie de musicien sur la route, repris à l’unisson par le public.

Le groupe quitte la scène avant de revenir pour quelques titres : « Too insistant », « Nature will remain » et « Quake mountain quake ». Il termine sur un titre intimiste, « Song for lovers », pour lequel Olivia et Dan prennent place au piano accompagnés de leur bassiste et chantent ces mots qui, rétrospectivement, se chargent d’un sens tout particulier : « Here’s a song for lovers who don’t care if they bleed »

(c) Alexandre Hiron

(c) Alexandre Hiron

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