Label du mois : Bromance Records

Bromance va fêter ses 5 ans, samedi 26 novembre, lors d’une soirée avec tous les membres du crew et de nombreux invités. Pour l’occasion, la Bellevilloise et la Maroquinerie seront réunies. Retour sur la création de Brodinski.

bromance

Le label Bromance Records voit le jour en 2011, sous l’impulsion du producteur et DJ Louis Brodinski et de son manager Manu Barron, en étroite collaboration avec Guillaume Berg. Initialement axé sur les musiques électroniques, le label s’émancipe rapidement des frontières entre les genres, mêlant house, techno, rap et projets expérimentaux aux esthétiques irréprochables.

L’objectif : mettre en avant leurs potes. Louis a d’ailleurs déclaré à greenroom.fr : « l’expression Bromance pour moi, c’est une histoire d’amour de la musique, via les collaborations et le travail à plusieurs ». Et ses potes, ils ont du talent !

Gesaffelstein : le flegme agressif

Aka Mike levy, Gesaffelstein a contribué à l’histoire de Bromance Records dès son lancement en 2011 via Bromance #1, le premier EP du label. Sur ce disque : Brodinski feat. Louisahhh & Gesafelstein. Le premier track a pris une légère ride qui nous renvoie quelques années en avant. Cependant, le second track, Let the beath control your body, avec la voix de Louisahhh reste un véritable tube.

Par la suite, Gesaffelstein avec son EP Rise of Depravity, toujours sur Bromance, se l’est joué plus solo, et ça tabasse. Les tracks, Depravity et Belgium, sont novatrices. Une techno lourde, pesante et agressive qui séduit par sa propreté et sa précision. Il impressionne et n’hésite pas par la suite à remixer Lana Del Rey avec « Blue jeans » qui est sans aucun doute, une de ses plus belles réussites.

Club Cheval : l’électronique colorée

C’est grâce à Bromance #3 que l’on découvrira en 2012, Club Cheval. Ces 4 lillois proposent dès le départ une musique qui rentre difficilement dans une case et Now U Realize de cet EP le démontre. Synthé de dance 90’s tinté d’effets dubstep, on ne sait pas trop vers quoi ils se dirigent. Mais ça fonctionne et même très bien. Leur second track, Nobody Rules the Streets se veut plus classique et plus orienté bass music, sans l’être vraiment. L’influence Brodinski probablement, et surement grâce à la collaboration avec Louisahhh qui encore une fois, pose sa voix sombre et envoûtante.

Leur seconde contribution sur Bromance se fera par le biais de Bromance #6 : Decisions, sorti en 2012 également. Mais Club Cheval c’est surtout Discipline, l’unique album du collectif. Alors oui, on entend déjà dire : « oui mais Discipline ce n’est pas Bromance » toussa toussa, et vous auriez raison. Mais c’est une telle réussite qu’il est impossible de ne pas en parler. Très orienté pop, l’influence de chacun se ressent et nous amène à un album très bien ficelé qui se réécoute sans aucune difficulté. Les interludes de chacun sont des petits notes personnelles très agréables.

Louisahhh : la perte des points d’exclamation

On en a pas beaucoup entendu parler mais Louisahhh à perdu ses « !!! ». Outre l’écriture de son nom de scène, de son vrai nom Louisa Pillot, Louisahhh produit une musique singulière. Ce subtil mélange entre techno brutale, ambiance industrielle et voix envoûtante qui peut laisser de marbre. Sa voix est si parfaite sur des sonorités techno, rave, qu’elle la prête volontiers à Maelstrom, son collègue de label (RAAR), Club Cheval et Brodinski. D’ailleur on vous conseille l’écoute du titre Need for speed sur le dernier album de Brodinski.

Elle contribue sur le label avec Bromance #9,  Bromance #15 (en collaboration avec Maelstrom) mais surtout avec son EP Shadow Work et l’incontrounable track Change, hypnotique et sombre.

GENER8ION : clip au soleil levant

Anciennement membre du label Marble (fondé par Para One) Benoît Heitz, ou encore Surkin, s’est révélé avec The New International Sound, apparu en 2014 sur HOMIELAND vol.1. La particularité de ce track est la collaboration qui a été faite par la suite avec MIA en 2015. Associé à des extraits du film de Inigo Westmeier qui a réalisé un reportage dans une école de combat en chine, le clip est une véritable réussite.

Sur Bromance, il a sorti cette année (2016) GN8003, un EP sur lequel on retrouve Brodinski sur le track DUSTWUN. Lourd, entraînant, au beat très rythmé, on ne peut que sentir la patte du créateur de Bromance Records.

Brodinski : BOSS

Nous n’allions pas terminer cet article sans avoir parler du créateur. Originaire de Reims, Louis Rogé aime collaborer : de Gesafelstein à Club Cheval, ses productions ne sont jamais l’histoire d’un seul homme. D’ailleurs, sa collaboration avec l’un des membres de The Shoes (Guillaume Brière) avec Gucci Vump aura duré plusieurs années ! Mais Brodinski est avant tout attiré par le hip hop et les sonorités voisines. C’est parfaitement audible sur son seul et unique album Brava, sorti en 2015. Un travail qu’il poursuit aujourd’hui avec brio du côté d’Atlanta.

Un label solide, définitivement ancré dans la culture électronique française, après seulement 5 ans d’existence, et dont les projets devraient encore être nombreux.

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