Interview – les jeunes espoirs de la scène française Ruby Cube annoncent la sortie de leur premier album !

Après une longue attente, le prometteur groupe toulousain Ruby Cube a annoncé la sortie de son tout premier album intitulé Flesh. Une sortie prévue le 29 septembre, fruit de nombreuses années passées en studio et d’une collaboration hors pair entre les 5 membres du groupe. Rencontre autour d’un café un lendemain de cuite, avec ce band encore trop méconnu, mais au talent certain.

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Lobsters & Cherries, Blood in Love, voilà deux titres que vous avez probablement déjà entendus, sans savoir forcément qui se cachait derrière. Des mélodies qui restent en tête, une énergie redoutable et une patte bien à eux qui laisse part à l’improvisation sans complexe. Voilà ce qui caractérise ce groupe qui fait parti des jeunes espoirs de la scène française. Composé de Samson, Christophe, Elliot, Joseph et Arthur, le groupe sortira à la rentrée un album qui risque de faire grand bruit.

Il était une fois … vous avez la suite ?

S : Des potes qui se rendent rapidement compte qu’ils font tous de la musique et qui se disent qu’ils devraient monter un groupe de rock, comme beaucoup rêvent à le faire à cet âge-là. Je faisais du chant et parlais déjà anglais, et les autres faisaient aussi de la musique.

A : On avait 13 ans, on répétait le midi, chaque vendredi, dans une salle du collège, au lieu de faire des rugby touché avec les autres. Au début on a commencé par quelques reprises, pendant un an. Puis on a rapidement fait notre première fête de la musique, en dessous de la pharmacie de la place Arnaud Bernard à Toulouse, puis nos premières soirées …

S : Et c’est à ce moment-là aussi que l’on a eu un déclic. On s’est rapidement tourné vers la composition. C’était un plaisir absolu de créer notre musique à partir de rien. On a immédiatement accroché.

Vous aviez tous une formation musicale à vos débuts ?

S : Elliot, Arthur et Christophe ont pris des cours de musique plus jeune. Joseph a appris sur le tas avec le groupe, d’ailleurs il ne sait toujours pas ce qu’est un Do majeur (rires) ! Donc au départ les niveaux n’étaient pas équivalent, mais en réalité on a tous appris réellement à faire de la musique en jouant ensemble.

A partir de quand ça s’est appelé Ruby Cube ? Et pourquoi ce nom ?

S : Oula … c’est une très vieille histoire, je ne sais pas si on s’en souvient vraiment d’ailleurs … non ?

J : Le souvenir est vraiment vague …

A : Sûrement parce que c’était pendant nos premières soirées à cinq, à fumer et à taper dans les bouteilles de nos parents ?

Niveau actualité, vous en êtes où ?

S : L’an dernier, on a sorti deux singles, Lobster & Cherries et Blood In Love, chacun avec un clip dédié. C’était vraiment nos premières sorties « pro », qui s’inscrivaient dans le cadre d’un projet qu’on voulait davantage structuré. Il y a deux ans, on a fait une pause, lorsque j’étais en Angleterre, les autres étaient à Toulouse. Lorsque l’on s’est retrouvé, un an plus tard, on voulait clairement devenir des intermittents du spectacle !

A : Ouais ! Lorsque l’on s’est retrouvé, on s’est mis à bosser à fond pour professionnaliser le projet. Après toutes ces années de travail, notre tout premier album sort le 29 septembre chez Choke Industry !

Venir à Paris vous a permis d’accélérer le développement du projet ?

A : Oui clairement. Il y a un an on était encore à Toulouse, à finir le développement et l’écriture du projet, dans notre confort habituel. Puis on s’est dit que pour développer le groupe, et même pour chacun d’entre nous, qu’il était important d’être dans la ville où tout se passe, où l’on pourrait rencontrer les gens qui nous feraient grandir, et où l’on serait en contact direct avec les personnes avec qui nous collaborons. L’idée c’était clairement de faire exploser le projet, et c’est d’ailleurs ce qui se passe ! (rires)

S : Oui, et l’on sait aussi que l’on a encore beaucoup à apprendre. En venant à Paris, on peut s’entourer et s’inspirer de personnes d’expérience qui ont beaucoup à nous transmettre.

Récemment, vous avez sorti un 3ème clip, pour illustrer le titre Precious Stone. De quoi parle-t-il ?

S : Precious Stone est une chanson assez émotive qui parle d’une fille qu’un mec rencontre et de son rapport et de son obsession vis-à-vis d’elle. Le clip, lui, a été réalisé par Marius Gonzales. A travers cette chanson, il avait envie de parler des relations amoureuses de notre temps, et d’en faire une critique. Le clip présente un couple dans une société futuriste où les relations amoureuses et charnelles sont vécues au travers de dispositifs de réalité virtuelle.

J : Beaucoup ont fait un rapprochement avec la série Black Mirror d’ailleurs !

La composition musicale sauce Ruby Cube, ça donne quoi ?

A : Beaucoup de spontanéité ! En général, on se cale en salle de répétition et puis on essaye d’extraire quelque chose d’un jam. Quand quelque chose se passe, lorsque il y a une émotion partagée, on continue à faire tourner les accords et l’on complète au fur et à mesure. C’est vraiment de la composition spontanée. Dernière, rien n’est retranscrit sur partition, on ne sait pas vraiment les lire d’ailleurs, donc on joue tout à l’oreille.

S : Souvent, c’est Joseph qui ramène des mélodies à la guitare, pour impulser le début d’un morceau.

A : Et lorsque l’on joue en live, tu ressens cette spontanéité en général. L’interprétation se fait avec beaucoup d’adaptations.

L’album, c’est donc l’aboutissement de toutes ces années de travail ?

S : Oui c’est un énorme aboutissement même, le fruit de 8 ans de travail. La fin d’un processus créatif, mais le début d’une aventure finalement, puisque cet album est notre première « prise de parole » en public d’une certaine façon.

A : Cette sortie représente beaucoup de choses pour nous : ça représente quasiment la moitié de nos vies. On s’est tous forgés sur ce projet musical qui nous suit depuis 8 ans. Flesh, c’est la chair, l’ADN, car cet album, c’est quelque chose qui sort de nous, de notre corps. C’est une sortie qui va être assez émotive pour toutes ces raisons.

S : Et c’est la première pierre qui va permettre d’impulser la suite, on l’espère.

Quels sont les thèmes de prédilection de vos chansons ?

S : Ce sont des thèmes assez récurrents. C’est un album où certains morceaux ont été écrits avec 5 ans d’écart, mais qui finalement ont une vrai cohérence. L’approche des thématiques varie forcément en fonction de l’âge à laquelle j’ai écrit les titres.

J : Si l’on devait retenir trois thèmes majeurs, ce serait l’amour, la mort / la vie et les Hommes.

Nostalgie ou approche positive de ces sujets ?

S : Il y a des deux, mais je dirais que la partie sombre prédomine malgré tout, car les périodes difficiles sont toujours plus inspirantes en général. De fait, beaucoup de morceaux ont une mélancolie dans les mélodies. Et mes lignes de chant sont souvent assez mélancoliques aussi.

J : Blood In Love, c’était le morceaux le plus pop, le plus joyeux, et finalement c’est celui dont les paroles sont peut être les plus tristes.

Vous qualifieriez comment votre style de musique ?

Pop impulsive.

Pourquoi ?

Réponse impulsive.

Vous avez toujours bossé à 5, y’a-t-il des groupes ou artistes avec qui vous aimeriez collaborer ?

A : On écoute tous énormément de hip hop, comme beaucoup de jeunes de notre âge. Un featuring avec un rappeur en live serait génial, car ça collerait bien avec le côté impro que l’on dégage dans notre live. Faire des instrus ou jouer pour un gars comme Kendrick Lamar ce serait dingue.

S : Ou Franck Ocean !

J : Ou Tyler The Creator !

S : ou LA Priest, dont le chanteur Samuel Eastgate, qui vient du groupe Late Of The Pier, nous a beaucoup inspiré.

J : Ou Marc Di Marco.

A : ou Nelly Furtado ? Ce serait chanmé.

Le featuring inavouable ?

J : Christophe qui n’est pas là, adorerait jouer avec Kyo, j’en suis persuadé !

A : Et pourquoi pas un petit featuring avec Jean Lassalle, pendant un de ses discours ? On rajouterait de la reverb et un kick et bim !

Un lieu insolite où vous produire ?

J : Dans les chiottes du Café des Fontaines.

A : Glastonbury, direct. Ce serait un rêve. La fête à l’anglaise, des gens sales, de la boue.

J : Ouais, où le Royal Albert Hall tant qu’on y est.

A : Sur un putain de yacht sinon, avec les artistes que l’on kiffe.

Et on trouverait qui sur votre festival marin ?

A : Parcels, Anderson Paak, Anction Bronson, Solange, Nicolas Jaar en after dans ma chambre.

J : Kendrick Lammar et Rihanna aussi.

A : Ouais, et Gunter qui viendrait jouer son « Oh…you touch my tra la la » …

Et comme artistes issus des musiques électroniques ?

A : Fatima Yahama, Harvey Sutherland, Recondite, et Kaytranada qui rythmiquement est hyper inspirant. Tout ça sur un bateau donc. Et y’aurait un Zeppelin aussi, avec … Led Zeppelin en concert à l’intérieur juste à côté. Et Vianney aussi, qui tirerait des flèches du bateau pour faire exploser le Zeppelin à la fin du concert ! C’est à ce moment-là que Rihanna déboulerait pour lâcher un live à l’avant du bateau.

Une anecdote, un truc bizarre qui vous est arrivé sur une date ?

A : Une interview pendant les Francofolies, après avoir beaucoup picolé. On a croisé un mec qui devait nous interviewer le lendemain, et on a accepté de la faire le soir même, car ça nous arrangeait pour dormir plus longtemps le lendemain matin.

S : Oui, on a accepté, à tort. Le mec était focalisé uniquement sur moi comme je suis le chanteur, et les questions étaient vraiment très bizarres.

J : L’interview n’est jamais sortie, ils ont dû avoir pitié de nous.

Un truc à rajouter ?

A : Vis ta vie avant de la rêver.

S : Va écouter le remix de Precious Stone par Kazy Lambist.

J : Et viens nous voir jouer cet été !

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